Calendrier

Un calendrier est un dispositif de repérage des dates selon le temps. Un tel dispositif a été découvert par les hommes pour diviser et organiser le temps sur de longues durées.


Catégories :

Calendrier - Mesure du temps - Mesure physique - Métrologie - Instrument de mesure du temps

Définitions :

  • Livre ou tableau qui contient la suite des mois et des jours de l'année; Dispositif de division de l'année en mois et en jours (source : fr.wiktionary)
  • Aussi nommé calendrier des 10 000 ans, il regroupe l'ensemble des informations sur le Qi temporel associé aux années, saisons, mois, jours et heures.... (source : spacessential)
  • calendriers - Grenades à main. (Argot du poilu) (source : cheminsdememoire.gouv)

Un calendrier est un dispositif de repérage des dates selon le temps. Un tel dispositif a été découvert par les hommes pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. Originellement conçus pour être en accord avec les phénomènes astronomiques et le cycle des saisons, les calendriers étaient, en retour, aussi indispensables à l'observation des événements astronomiques, astrologiques mais également religieux.

Étymologie

Le mot calendrier dérive du latin calendæ, «qui sont nommées», du verbe calare («appeler»). Les calendes désignaient chez les Romains le premier jour du mois qui était le début de la nouvelle lune et les jours étaient comptés à l'envers à partir des calendes, des nones, cinquième ou septième jour du mois, des ides, treizième ou quinzième jour du mois. Ce jour-là, les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois suivant et les débiteurs devaient payer leurs dettes inscrites dans les calendaria («livres de comptes»).

Unités du calendrier

Tous les calendriers historiques sont basés sur des unités naturelles de durée définies par des phénomènes astronomiques.

Le jour

Dans l'ensemble des civilisations, l'alternance du jour et de la nuit semble avoir été l'unité principale du repérage de l'écoulement de l'année. Celle-ci étant due à la rotation de la Terre, le début du jour n'est pas simultané d'un point à l'autre du globe terrestre. Jusqu'à une époque récente cela n'était pas gênant étant donné que les civilisations vivaient presque sans contact les unes avec les autres. Le développement des transports et la possibilité de diffuser l'heure ont amené à définir, au cours du XIXe siècle, la notion de fuseau horaire pour faire correspondre une heure donnée avec une position apparente du soleil sur la voute céleste.

Le mois

Les phases de la Lune étant simples à observer, elles ont apporté un moyen commode de mesure du temps. On utilisait les lunaisons pour compter les temps supérieurs à quelques jours. Dans les régions du globe où les saisons sont peu marquées, comme en Polynésie, la lunaison est longtemps restée après le jour l'unité principale de mesure du temps. Le calendrier musulman moderne est aussi lunaire.

Dans l'ensemble des calendriers solaires, les mois du calendrier grégorien ne sont pas synchronisés avec la révolution lunaire.

L'année

Marquant les saisons, la révolution de la Terre autour du Soleil, c'est-à-dire l'année, semble avoir pris de l'importance avec le développement de l'agriculture. Ce cycle est d'une durée assez longue et son écoulement peut se repérer par exemple par des phénomènes comme les solstices. Il est par conséquent probable que les hommes aient utilisé l'allongement des ombres pour repérer le déroulement de l'année, associé au trajet apparent du soleil comparé aux constellations du zodiaque.

Le premier calendrier basé sur l'année semble avoir été le calendrier égyptien. Selon certaines théories, les mégalithes des sites de Nabta Playa ou Stonehenge, ou les formes des temples aztèques et mayas pourraient avoir servi à mesurer les années.

Combinaison des unités naturelles

Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités qu'ils définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n'est pas un nombre entier.

Face à cette difficulté, les peuples ont choisi soit de laisser le calendrier se désynchroniser soit de le recaler empiriquement sur les phénomènes célestes, quitte à perdre la continuité des jours. On dit tandis qu'un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique.

L'année et le jour

À notre époque, une année vaut 365, 242201 jours. Le calendrier égyptien, puis le calendrier julien et enfin le calendrier grégorien sont de bons exemples des efforts successifs qui ont été faits pour arriver à synchroniser l'année avec le cycle de la Terre autour du Soleil.

Même notre calendrier actuel présente toujours une légère désynchronisation de l'année, évaluée à quelques jours (3 jours) sur 10 000 ans. Il est actuellement illusoire de vouloir toujours perfectionner l'ajustement grégorien.

Le mois et le jour

La durée moyenne d'une lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes et 2, 8 secondes (29, 53 jours). Par conséquent en faisant alterner des mois de trente et de vingt neuf jours, ainsi qu'à condition d'ajouter un jour l'ensemble des trente mois, on arrive à une précision acceptable. Ce mécanisme a été utilisé par l'ensemble des anciens calendriers lunaires pour faire correspondre l'ordre des jours dans le mois avec les phases de la lune.

Le mois et l'année

Une année solaire comporte 12, 36827 lunaisons. Pour établir l'année calendaire et par conséquent conserver un accord entre les mois et les saisons, les calendriers chaldéen et romain ajoutaient l'ensemble des trois ans, un treizième mois à leur calendrier. Mais l'harmonisation restait particulièrement imparfaite.

Tous les calendriers qui ont atteint un certain niveau de précision ont abandonné l'idée de synchroniser à la fois le mois lunaire et l'année solaire et sont soit purement solaires comme le calendrier grégorien soit purement lunaires comme le calendrier musulman. Par exemple dans le calendrier grégorien, les mois ne suivent pas les phases de la Lune : l'année est divisible en précisément douze mois. Ceux-ci peuvent être groupés par 2 pour former un bimestre, 3 pour un trimestre et 6 pour un semestre ; ces deux derniers correspondant à une ou deux saisons.

On peut cependant citer l'exception du calendrier hébraïque moderne qui se base sur le cycle métonique : 19 années correspondent à deux cent trente cinq mois. Sur un cycle de dix-neuf ans ce calendrier définit par conséquent sept années de treize mois et douze de douze mois. Il doit cependant être régulièrement synchronisé sur le cycle de la Lune car l'année et le mois ainsi définis sont tous deux un peu excédentaires.

La saison et l'année

Dans une grande partie des calendriers, il y a quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne, et l'hiver. Ces saisons ne sont pas forcément positionnées de la même façon dans le cours de l'année, et si, par exemple, les chinois ou les celtes ont mis l'été de mai à juillet du calendrier grégorien, le solstice d'été, jour le plus long étant environ en son milieu, dans le calendrier moderne européen, l'été débute avec le solstice d'été.

En Chine, l'année débute avec le printemps, mais, dans des pays scandinaves, elle débute avec la fête de la mi-hiver (Midtvintersblot), le solstice d'hiver, devenu Noël plus il y a peu de temps. Cela montre aussi que, dans leur calendrier, les solstices marquaient les milieux de saisons et non pas le début des saisons comme actuellement.

Périodes et unités associées

Les autres dispositifs de division et de repérage du temps ne sont que des multiples ou des sous-multiples des trois unités naturelles décrites plus haut. Purement arbitraires, elles ont par conséquent fortement varié d'une civilisation à l'autre.

L'ère

L'ère est une période de temps assez vague et subjective qui couvre depuis un évènement historique marquant ou fondateur servant de point de départ et choisi par convention comme année 1 dans une chronologie. Elles ont été nombreuses au cours de l'histoire et ne sont jamais exclusives.

Dans un sens plus vieilli et rarement employé, l'ère sert à désigner aussi l'évènement fondateur lui-même.

L'ère chrétienne démarre l'année supposée de l'apparition de Jésus-Christ. L'anno Domini, qui détermine actuellement l'an 1 à la base du calendrier grégorien, a été déterminée par Dionysius Exiguus (Denys le Petit) en 532.

Selon des calculs et une tradition assez tardive comparé à l'histoire du peuple juif, puisque ils remonte au IIe siècle, l'ère judaïque du calendrier hébreu débute le 7 octobre 3761 av. J. -C. correspondant selon les chronologistes juifs à la création du monde. À la même époque, d'autre exégètes, chrétiens pour leur part, calculent la date de la création du monde (Anno Mundi) en -5509, date quelquefois utilisée pour les calendriers des Églises orthodoxes. Le Chronikon d'Eusèbe de Césarée choisit 5199 av. J. C..

L'ère olympique (utilisée par les grecs de l'antiquité) débute en 776 av J. -C (année des premiers Jeux Olympiques). L'ère de Rome débute avec la fondation de Rome, le 21 avril -753. Les Romains décomptent ainsi les années Ab Urbe condita («à partir de la fondation de la Ville»). L'ère julienne du calendrier julien, mis au point par l'astronome Sosigène d'Alexandrie sur ordre de Jules César, entre en vigueur le 1er janvier -45, et sa création est utilisée comme an 1.

L'éveil du Bouddha Gautama (le dernier Bouddha historique) -543 pour le calendrier bouddhiste.

l'Hégire, le départ de Mahomet pour Médine, marque le début du calendrier musulman, soit le 16 juillet 622 du calendrier julien.

Les Mayas de l'époque classique (IIIe, IXe siècle après J. -C. ) pensaient que les divinités refaisaient plus ou moins régulièrement les hommes dans diverses matières (bois, maïs par exemple) et qu'ils en attendaient certains comportements pour les maintenir ou non dans l'existence et l'abondance ou la disette. Quoi qu'il en soit, les scribes mayas estimaient vivre (et nous avec eux) dans une n-ème création commencée un jour 4 Ahau 8 Cumku de leur calendrier rituel, le jour origine numériquement noté 13.0.0.0.0. dans leur numération vigésimale. Les spécialistes s'accordent le plus souvent pour faire correspondre l'origine de l'ère maya au 11 août 3114 avant J. -C. Il semble établi que cette n-ième création devrait durer 13 baktun (c'est-à-dire 5200 tun ou 5200'années mayas de 360 jours', ou encore 1 872 000 jours)  : elle devrait par conséquent se terminer particulièrement bientôt, en décembre 2012, et laisser place à la (n+1) ème humanité.

Le siècle

Siècle est un mot d'origine romaine mais les Latins lui attribuaient une signification bien plus vague puisque selon les auteurs il pouvait représenter de vingt-cinq à cent seize ans.

Au contraire de la croyance fréquemment répandue, les années séculaires comme 1800, 1900 ou 2000 sont les dernières de leur siècle. Par définition un calendrier débute en l'an 1 ; il est en effet indispensable que l'an 100 appartienne au Ier siècle pour qu'il fasse cent ans. Ainsi, le XXIe siècle a commencé le 1er janvier 2001.

Le lustre

Le lustre est une période de 5 ans. À Rome, il représentait l'espace de temps séparant deux recensements.

La semaine

Les Égyptiens, les Chinois et les Grecs groupaient les jours en dizaines, les Javanais par cinq jours. Attention, dans l'usage francophone actuel, le mot décade sert à désigner une période de dix jours, tandis que le mot anglais decade correspond à dix ans et se traduit le plus souvent par décennie. La première mention d'une semaine de sept jours apparaît chez les Hébreux qui pourraient l'avoir emprunté aux Chaldéens. Cette durée est environ celle d'une phase de la Lune. L'adoption du shabbat (samedi) comme jour de repos est dû à un commandement biblique. Par généralisation, une année sabbatique revient l'ensemble des 7 ans. Tandis qu'il faut attendre 50 ans pour retrouver une année jubilaire et son Jubilé.

En Mésopotamie, le nombre 6 était reconnu comme faste et le nombre sept comme néfaste ; il était par conséquent recommandé de ne rien entreprendre les 7, 14, 21 et 28 du mois, ce jour néfaste était nommé «sabbatu». Il fut adopté par les Hébreux.

En Occident, l'emploi du découpage en semaines date uniquement du IIIe siècle de notre ère. L'adoption du dimanche comme jour de repos est dû à un décret de l'empereur romain Constantin Ier en 321.

Dans le calendrier grégorien, puisque un mois moyen comporte à peu près 4, 34812 semaines, la semaine n'est pas une subdivision du mois. Il en va de même pour la quinzaine (deux semaines). Sauf bien entendu pour les mois de février d'années non bissextiles qui comportent précisément quatre semaines ou deux quinzaines.

Le calendrier républicain reprendra la division du mois en décades.

Le jour

Une montre

La division du jour en unités précises est d'origine égyptienne et chaldéenne. Les premiers divisérent le jour en 24 parties, 12 pour la nuit et 12 pour le jour. Les seconds divisaient leur journée en soixante parties comme dans les calendriers védiques de l'Inde ; à partir du VIIe siècle av. J. -C. , les Babyloniens ont emprunté à l'Égypte la division de leur journée en douze parties. De nombreux peuples ont ensuite défini leur notion d'heure en découpant en douze parties ces deux périodes de durées variables selon les saisons.

La minute, la seconde

L'invention de la minute et de la seconde serait aussi d'origine babylonienne, même s'il est particulièrement improbable qu'ils aient été capables de se situer dans le temps avec une précision supérieure à quelques dizaines de minutes.

L'unité contemporaine de mesure du temps est la seconde qui est définie depuis 1967 par un phénomène atomique. Le temps de l'ensemble des jours repose sur le Temps universel coordonné qui est en accord avec le temps universel basé sur la rotation de la Terre à moins d'une seconde près. Notre définition du temps ne repose par conséquent plus entièrement sur les cycles astronomiques, fait unique dans l'histoire de l'Humanité.

Suite au ralentissement de la Terre par effet de marée, le jour actuel est légèrement plus long que celui de 1820 qui a servi à la définition historique de la seconde. Il est par conséquent indispensable, ponctuellement, de réaliser un «saut» en ajoutant une seconde additionnelle (voire en retirant une seconde, quoique cela ne se soit toujours jamais produit) à un ou deux jours de l'année pour rester synchronisé avec la rotation de la Terre. Ces ajustements sont irréguliers car les variations de la période de rotation de la Terre sont elles-mêmes irrégulières et toujours mal expliquées. Ces ajustements, annoncés plusieurs mois à l'avance par l'International Earth Rotation and Reference Systems Service (IERS), ont lieu à des dates prédéfinies en fin de mois, en ajoutant ou retirant une seconde à la dernière minute d'une journée.

Systèmes de calendriers dans le monde

Un calendrier est lunaire ou solaire selon qu'il privilégie le mois ou l'année. Dans un calendrier lunaire, la durée moyenne d'un mois doit s'approcher de celle d'une lunaison : 29, 530589 jours. Dans un calendrier solaire, la durée de l'année doit être d'environ 365, 242190 jours. Au cours des siècles, différents calendriers ont été élaborés. On peut citer :

Calendriers solaires

Calendriers lunaires

Calendriers luni-solaires

Il s'agit de calendriers lunaires qui sont ajustés à l'année solaire avec mois intercalaires :

Autres calendriers

Notes et références


Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/11/2010.
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