Douzaine de boulanger

La douzaine de boulanger, traduction de the baker's dozen, est une expression employée dans les pays anglo-saxons, équivalent de l'expression française «treize à la douzaine», pour signifier qu'un commerçant offre une treizième unité d'un produit...


Catégories :

Métrologie - Histoire de l'Angleterre - Légende - Folklore américain

Recherche sur Google Images :


Source image : fr.wikipedia.org
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • un denier et s'achetait treize à la douzaine parce que le talemelier (ancien nom du boulanger, aussi tamelier) en donnait une gratuite pour chaque douzaine.... (source : etab.ac-montpellier)
  • Treize à la douzaine en streaming HD, film américain Avec Steve Martin... [ modifier ] Fiche en streaming La douzaine de boulanger, traduction de the... (source : fast-divx)

La douzaine de boulanger, traduction de the baker's dozen, est une expression employée dans les pays anglo-saxons, équivalent de l'expression française «treize à la douzaine», pour signifier qu'un commerçant offre une treizième unité d'un produit généralement vendu par douze. L'origine de cette expression remonte à un édit royal anglais du XIIIe siècle.

The long measure

Un édit du roi Henri III d'Angleterre (1216-1272), connu comme Assize of Bread ans Ale, régissait le commerce du pain et de la bière et était conçu pour lutter contre les fraudes des commerçants qui tendaient à fausser les mesures à leur avantage, au détriment des clients. Ainsi, pour éviter toute accusation, les boulangers se voyaient imposer d'ajouter une unité à toute douzaine vendue : treize pains pour douze. Le boulanger prévoyait le plus souvent d'ajouter cette unité au moment de la préparation et de la cuisson, au cas où l'un des pains soit brûlé ou gâté d'une manière ou d'une autre. Cette loi fut connue à l'époque comme The long measure («la mesure longue»).

Usages modernes

Treize unités dans un rangement rectangulaire, disposition 3+2+3+2+3 avec un ratio approchant 3 :2
Treize unités dans un rangement rectangulaire, disposition 4+5+4 avec un ratio près de 11 :6

La «douzaine de boulanger» trouve actuellement une application rationnelle dictée par l'emballage. En effet, des objets circulaires ou cylindriques comme des pains, des gâteaux, des biscuits, occupent au maximum l'espace dans le bac où ils sont positionnés pour la cuisson s'ils sont au nombre de 13, plutôt que 12. Cette disposition évitant les vides importants facilite une cuisson homogène. Le ratio des emballages actuels étant de 3 :2, on gagne aussi de la place dans le stockage et l'expédition.

Légende américaine de The Baker's Dozen

Baas (Boss) Volckert Jan Pietersen Van Amsterdam, Hollandais installé à Albany comme boulanger et pâtissier, est réputé pour ses spécialités, les premiers gâteaux new-yorkais et les bonshommes de pain d'épice. Homme profondément religieux, sa seule crainte était d'être ensorcelé. Un soir de la fin de l'année 1654, une horrible vieille femme entra dans sa boutique, et lui demanda en criant une douzaine de gâteaux de Noël. Lorsqu'elle fut servie, elle récrimina, strict une douzaine, arguant qu'il n'y avait que douze gâteaux (en anglais, il y a une différence significative entre les mots dozen et twelve). Le boulanger a beau expliquer que douze, c'est une douzaine, la vieille continue d'exiger treize gâteaux. Alors Volckert envoie la vieille au diable. À compter de ce moment, tout tourne mal pour lui : ses gâteaux sont volés, son pain devient si léger qu'il s'envole par la cheminée, ou si lourd qu'il crève le four, sa famille connaît les pires difficultés. La vieille femme revient à plusieurs reprises et est renvoyée rudement chaque fois. Finalement, désespéré, Volckert lance une prière à saint Nicolas, patron des fêtes hollandaises. Le saint apparaît, et conseille au boulanger d'être légèrement plus charitable envers ses contemporains. Lorsque la vieille réapparaît, Volckert lui donne enfin ses treize gâteaux. Elle lui fait jurer, sur une effigie en pain d'épice de saint Nicolas, qu'il en sera toujours ainsi. Les affaires reprennent, le boulanger retrouve sa prospérité, et depuis ce temps la douzaine du boulanger est de treize.

Sources

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : boulanger - douzaine - treize - pain - gâteaux - unité - vieille - douze - volckert - dozen - expression - cuisson - disposition - ratio - saint - baker - commerçant - édit - anglais - long -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Douzaine_de_boulanger.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/11/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu