Échelle chromatique

En théorie de la musique, l'échelle chromatique est une échelle musicale composée de douze degrés ; elle est constituée des sept degrés de l'échelle diatonique plus cinq notes intermédiaires.


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  • L'échelle chromatique est constitué de douze demi-tons. Nous devrions avoir douze... Reportons nous à nouveau sur l'échelle des intervalles et partons de ré # comme note tonique.... Faites-en l'expérience sur votre instrument.... (source : pianoweb.free)
  • ... En principe de la musique, l'échelle chromatique est une échelle musicale... des sept degrés de l'échelle diatonique plus cinq notes intermédiaires.... Les tablatures d'instruments à cordes se présentent sous la forme... (source : mapremiereguitare)
Acoustique musicale
Gamme musicale
Gammes et tempéraments
Mesure des intervalles

En théorie de la musique, l'échelle chromatique est une échelle musicale composée de douze degrés ; elle est constituée des sept degrés de l'échelle diatonique plus cinq notes intermédiaires. Ces nouvelles notes sont obtenues par altérations et divisent chacun des cinq tons de l'échelle diatonique en deux demi-tons (pas forcéments semblables).

L'échelle chromatique est ainsi composée de 12 demi-tons de tailles équivalentes, au contraire de l'échelle diatonique qui associe tons et demi-tons. Cette quasi-identité des intervalles conjoints brouille les repères et a tendance à générer un «flou tonal».

Structure

En dehors de la gamme tempérée dont l'ensemble des demi-tons sont de taille semblable, les demi-tons chromatiques et diatoniques ne sont pas positionnés au même lieu selon l'altération utilisée :

Les accolades indiquent les tons, les demi-tons diatoniques sont laissés en blanc ; les notes intermédiaires figurant entre parenthèses sont des notes altérées.

Notation de l'échelle chromatique — ascendante puis descendante — dans l'octave do-do, les demi-tons sont indiqués par la règle sous la portée :

Gamme chromatique

Simplification opérée par le tempérament égal

Le tempérament égal est une simplification conventionnelle de l'échelle musicale occidentale, consistant, dans le cas de notes particulièrement proches mais néanmoins différentes — théoriquement scindées par un comma —, à ne conserver qu'une note sur deux pour des raisons de commodité. Le tempérament est par conséquent une tentative de compromis entre, d'une part, les exigences auditives, et d'autre part, les obligations pratiques de certains instruments.

Dans la gamme chromatique, entre do et se trouvent deux notes intermédiaires : ré?, et , un comma plus haut, do?. Mais sur un instrument tempéré, on ne trouvera dans cet intervalle qu'une seule note intermédiaire (?, do?, ou une autre hauteur). À partir de la Renaissance, le tempérament, en économisant une note sur deux, a par conséquent permis le développement de la technique et de la virtuosité instrumentales, surtout en ce qui concerne les instruments à clavier.

Le tempérament égal est une variété de tempérament qui s'est généralisée au cours du XVIIIe siècle, et qui consiste à diviser l'octave en 12 demi-tons rigoureusement égaux. C'est ainsi que dans ce dispositif, le demi-ton vaut 4, 416 commas — au lieu de 4, pour le demi-ton diatonique, et de 5, pour le demi-ton chromatique —, et le ton, 8, 833 commas — au lieu de 9. L'ensemble des notes sont par conséquent fausses sauf une — le plus souvent, le la, point de départ de l'accord —, mais l'oreille s'est culturellement habituée à ce type d'accord et tolère l'échelle au tempérament égal, comme si celle-ci était l'échelle juste. L'avantage du tempérament égal est que, non content d'économiser une note sur deux sur l'instrument concerné, il permet en outre de jouer toutes les altérations envisageables — jusqu'aux doubles dièses ainsi qu'aux doubles bémols —, dans le même morceau, sans avoir à modifier l'accord de l'instrument. Avec ce dispositif, il est désormais envisageable de moduler ou de transposer dans n'importe laquelle des douze tonalités de l'échelle chromatique.

Les instruments de musique concernés par le tempérament sont les instruments à son fixe, nommés aussi instruments tempérés. Les autres instruments sont nommés instruments naturels.

1. Quelques exemples d'instruments naturels : les voix, certains instruments à cordes frottées, sans frettesviolon, alto, violoncelle, etc. —, certains instruments à ventbiniou, bombarde, trombone à coulisse, etc.
2. Quelques exemples d'instruments tempérés : les instruments à clavierpiano, orgue, clavecin, harmonium, accordéon, célesta, etc. —, certains instruments à cordesguitare, mandoline, luth, harpe, viole, etc. —, les instruments à vent avec clés ou pistons — trompette, tuba, clarinette, hautbois, uilleann pipe, etc.
L'échelle musicale au tempérament égal
(échelle chromatique tempérée)
Le clavier du piano
(exemple d'instrument tempéré)
Échelle musicale au tempérament égal Clavier du piano

Deux notes théoriquement scindées par un comma — par exemple, ré? et (un comma plus haut) do?, ou encore, fa et (un comma plus haut) mi? — deviennent des notes enharmoniques ou encore, notes synonymes.

Quand des instruments tempérés jouent avec des instruments naturels, c'est le dispositif du tempérament qui l'emporte : dans une sonate pour piano et violon par exemple, le violoniste va d'instinct, s'accorder sur le piano, et jouera de fait tempéré. Cependant, du point de vue de la notation, on continue de respecter l'orthographe d'une note, et on prend garde de ne pas confondre la nomenclature des notes enharmoniques. A titre d'exemple, do? et ré? ont beau avoir la même hauteur sur un instrument à sons fixes, il convient de soigneusement les distinguer, parce qu'elle n'ont pas la même fonction.

D'un point de vue théorique, c'est la gamme pythagoricienne, divisée en 53 commas holdériens, qui doit demeurer la «gamme de référence», parce qu'elle justifie à la fois la théorie des altérations et la génération des tonalités.

Histoire

L'échelle chromatique est utilisée dans la musique tonale depuis la Renaissance. Certains compositeurs du XIXe siècle en feront un usage intensif — Wagner, Liszt, etc. Au début du XXe siècle, elle sera adoptée par les compositeurs pratiquant la musique sérielle dodécaphoniqueSchönberg, Berg, Webern, etc. — mais aussi par le free jazz...

Annexes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 10/11/2010.
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