Horlogerie
L'horlogerie regroupe les techniques servant à fabriquer des horloges ou des montres.
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Horlogerie - Mesure du temps - Mesure physique - Métrologie - Bâtiment artisanat-industrie
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L'horlogerie regroupe les techniques servant à fabriquer des horloges ou des montres.
À la découverte du Temps
Seuls le mouvement des astres et le cadran solaire étaient utilisés par les Égyptiens, les Chaldéens et les Incas pour se repérer dans le temps. Les premiers moyens permettant de mesurer le temps datent d'environ 3500 ans avant J. -C. Il s'agit des obélisques, qui sont des monuments de formes quadrangulaires. Ils furent en premier lieu utilisés par les Sumériens, puis par les Égyptiens. Le deuxième moyen date d'environ 1500 avant J. -C. et était utilisé entre autres par les Égyptiens et les Grecs. Il s'agit du gnomon ou du cadran solaire. Par la suite vinrent les horloges à eau, les clepsydres et les chandelles.
Horloges mécaniques
Au Xe siècle, l'horloge mécanique est découverte par le pape Gerbert (995). C'est lui en tout cas qui construisit l'horloge de Magdebourg[1], [2], [2] histoire de l'horlogerie].
L'horloge mécanique est aussi revendiquée par les Chinois, mais on n'en possède pas d'exemple.
Les Chinois inventèrent l'horloge mécanique au VIIIe siècle ap. J-C. Vers 1090, Su Dong construit une horloge astronomique en métal de 6 mètres de haut capable d'indiquer la position des constellations. C'est une horloge mécanique à entrainement hydraulique. Mais sous les Yuan, l'horloge n'est plus entretenue et le secret de sa construction se perd ensuite[3].
Les moines du Moyen Âge ordonnaient leurs journées avec sabliers ou encore de bougies graduées et , quelquefois, de cadrans solaires. [4] C'est au XIVe siècle qu'apparaissent les premières horloges dans les villes. Vers 1270, apparaissent les premières horloges mécaniques pourvues de poids. Est découvert ensuite le sablier, au XIVe siècle[5] et enfin, à la fin du XVe siècle, les horloges sont développées. Mais celles-ci sont toujours assez grandes. Au milieu du XVIIe siècle est introduit le pendule, qu'on doit au Hollandais Christian Huygens.
L'horlogerie suisse
L'horlogerie suisse s'est développée dans l'Arc jurassien de Genève à Schaffhouse au XVIIe siècle, par l'émigration de la plupart d'artisans huguenots, suite à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV. Ils y trouvèrent un environnement paisible et une main-d'œuvre possédant les vertus propre à l'horlogerie : minutie, patience, persévérance, «cœur à l'ouvrage», droiture et une religion réformée prépondérante propre à la recherche technique et au commerce.
Un exode enrichissant
Au XVIIe siècle, la plupart de huguenots s'installent à Genève et dans la région montagneuse du Jura, suite à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV. Une partie de ces réformés (protestants) choisissent l'Angleterre, et l'autre partie la Suisse. Ce sont pour la majorité des artisans de talent, qui apportent de grandes connaissances propre à la création de l'industrie horlogère suisse, entre autres.
En particulier Jean Calvin, le grand réformateur genevois accueillait bien tous ces réfugiés augmentant le nombre de ses partisans [6]. Son interdiction du port d'objets décoratifs poussa les orfèvres vers l'horlogerie[7] de luxe, établissant l'horlogerie de luxe genevoise.
Production artisanale
La production de montre se fait chez des horlogers indépendants qui doivent ajuster à la main chaque pièce spécifique constitutive du mouvement, le plus souvent produite auprès d'une grande variété de tout petits ateliers spécialisés.
Au milieu du XIXe siècle, arrive la Révolution industrielle.
La précision par l'industrialisation
Il fallut attendre 1854 et la création à Waltham (USA) de la société qui finalement portera le nom de Waltham Watch Company par un visionnaire, Aaron Lufkin Dennison, pour le développement de machines, dispositifs de production, de jauges et de standardisation, dans l'objectif d'acquérir une telle précision finale, que chaque pièce constitutive d'un mouvement devienne interchangeable. Bientôt suivi par Elgin, et d'autres marques américaines. En 1876, lors de l'Exposition universelle de 1876 à Philadelphie, Waltham Watch Company expose une reconstitution d'atelier industriel avec la première machine automatique à fabriquer des vis. La marque Waltham obtient la médaille d'or de la première compétition chronométrique mondiale, avec des montres choisies au hasard, en fin de chaîne d'assemblage!
Rapport David : MM. les Horlogers suisses, réveillez-vous !
Jacques David, de Longines, fit un rapport détaillé de la méthode américaine aux Autorités politiques et horlogères.
Quote :The Philadelphia Universal Exhibition of 1876. Convinced of the merit of mechanical production, David traveled to the Philadelphia Universal Exhibition of 1876 and returned to write a report that triggered a wide-ranging debate within the Swiss watch industry of his day. Ce rapport déclencha une vive réaction salutaire auprès de l'industrie horlogère suisse, qui adapta progressivement ses nouvelles méthodes de production et devança techniquement ses concurrents américains pendant l'entre-deux-guerres.
Montres bracelet
C'est en 1904 que Louis Cartier crée pour son ami l'aviateur brésilien Alberto Santos-Dumont une montre particulièrement conçue pour être portée au poignet : la montre-bracelet était née [réf. nécessaire]. Jusque-là, les montres étaient généralement portées au gousset. À peu près en même temps, dans les années 1920 sont introduits les oscillateurs et les horloges à quartz. En 1949 et 1967, nouvelles découvertes, les horloges atomiques[8], [9].
Crises horlogères suisses
Le XXe siècle, sera pour l'horlogerie suisse essentiellement, un siècle avec des hauts et des bas. Premièrement il y aura la naissance de la première montre attestée waterproof/étanche[10] fabriquée et produite par West End Watch Co. en 1886. Cependant, après cette innovation, de nombreux problèmes vont toucher cette industrie.
La grande dépression mondiale initiée en 1929 aux USA eut un effet désastreux pour l'industrie horlogère. Les entreprises, trop petites et dispersées recourent à un «dumping» meurtrier, pour survivre. La Confédération et les grandes banques suisses doivent intervenir et créent une société holding, l'ASUAG, qui va réunir la majorité des fabricants d'Ébauches et des parties constitutives (spiraux, balanciers, assortiments, pierres d'horlogerie), puis, ensuite, en 1971, une société holding, GWC, pour réunir une partie des marques horlogères du produit terminé.
Or, dans les années 1970, les Japonais suivis de certains Américains, se mettent à la montre électronique, grâce à la naissance de la montre à quartz (montre contenant une pile), énormément plus précise et bien moins chère que les montres mécaniques suisses respectant les traditions[11].
Les exportations horlogères (suisses) vont par conséquent chuter progressivement. L'horlogerie suisse paraît alors tout à coup se retrouver dans «un rôle de figurant en matière d'horlogerie» [12]. Cette chute du marché va créer de nombreux problèmes économiques surtout une baisse d'employés (70 000 en 1960, et à peu près 30 000-35 000 en 1980) [13] et une baisse du nombre d'industries horlogères présentes sur le territoire suisse, (1600 en 1970, et plus que 600 aujourd'hui) [7].
Voici quelques dates qui ont marqué cette crise :
- 1978. apparition de la montre électronique à quartz[14].
- 1981 : apogée de la crise horlogère [15].
- 1983 : L'horlogerie suisse se remet sur pied progressivement grâce aux efforts financiers consentis par les banques suisses donnant la possibilité de la réorganisation des deux grands groupes SSIH & ASUAG en une nouvelle société Société de Microélectronique et d'Horlogerie, qui deviendra Swatch Group.
Cette crise horlogère fut surtout causée par l'état de non-concurrence interne dû au prolongement du Statut horloger (instauré en 1931 création de l'ASUAG) jusqu'à fin 1965, qui rendit l'horlogerie suisse par trop complaisante face à la concurrence étrangère potentielle ainsi qu'aux nouveaux produits (montres à quartz). Déjà, avant leur apparition, l'industrie horlogère japonaise avait réussi à conquérir d'importantes part de marchés aux dépens des Suisses, grâce à des montres mécaniques à remontage manuel, et ensuite automatique d'une qualité égale, voir supérieure (étanchéité), à des prix hors concurrence.
Le renouveau
Les lancements de la Delirium, développée en l'espace de 6 mois, en 1979, et de la montre Swatch le 1er mars 1983 à Zurich, Suisse [16], [17] formèrent les fers de lance de la reconquête des marché par une totale transformation de l'industrie horlogère, fondée sur une haute technologie au service d'un marketing de marque sélectif.
Depuis, les marques horlogères respectant les traditions suisses ont retrouvé leur position de leader du marché, essentiellement avec des montres mécaniques respectant les traditions dans les grandeurs supérieures, permettant des complications. Les montres à quartz ne sont demandées que dans les versions pour dames, essentiellement en or et joaillerie, respectivement généralement dans les marques de moyen (Tissot) et bas de gamme, mais aussi pour les montres fantaisie de grandes distributions (CK).
L'industrie horlogère suisse n'occupe plus que l'extrême pointe du haut de la pyramide en quantité, proportion qui s'inverse en valeur.
Divers
L'horlogerie fait partie des 162 disciplines du concours de meilleur ouvrier de France.
Bibliographie
- Ferdinand Berthoud, Essai sur l'horlogerie ; dans lequel on traite de cet Art assez à l'usage civil, à l'astronomie ainsi qu'à la Navigation, en établissant des principes confirmés par l'expérience, en 2 volumes, Paris, éd. Merigot 1786 (le plus grand traité d'horlogerie publié jusqu'alors. Les exemplaires complets de toutes leurs planches sont devenus particulièrement rares).
- Jean-Marc Olivier, Des clous, des horloges et des lunettes. Les campagnards moréziens en industrie, Paris, CTHS, 2004, 608 p.
- Constantin Parvulesco, Encyclopédie des montres, ETAI, 2000
Voir aussi
Liens externes
- Catégorie Horlogerie de l'annuaire dmoz
- (fr) Fondation de la Haute Horlogerie - Base de données encyclopédique et culturelle
- (fr) Horlogerie-suisse. com - Site généraliste
- (fr) Tendancehorlogerie. com - Actualité horlogère
Notes et références
- Pierre Germa, dictionnaire des Inventions, éditions Berger-Levrault, 1979, p. 192
- [1]
- voir Au temps des châteaux forts, Larousse, 1993, p. 844 et 847. Voir aussi, Le Moyen-Âge florissant, Sélection du Reader's Digest , 2006, p. 79. Une reconstitution en bois de l'horloge est exposée au Science Museum de Londres.
- http ://www. an1000. org/forum/760_0-le-temps-et-les-heures-au-moyen-age. html Le temps et les heures au Moyen Âge
- http ://www. an1000. org/forum/760_0-le-temps-et-les-heures-au-moyen-age. html
- http ://histoire-suisse. geschichte-schweiz. ch/industrialisation-suisse. html
- http ://www. fhs. ch/fr/history. php
- http ://pagesperso-orange. fr/estupina/histoire/H. html
- http ://www. montre-geneve. ch/histoire-du-temps. html
- voir article L'Imperméable
- http ://www. swissworld. org/fr/switzerland/dossiers/lhorlogerie_suisse/xixe_et_xxe_siecles/
- http ://www. swissworld. org/fr/switzerland/dossiers/lhorlogerie_suisse/xixe_et_xxe_siecles/
- http ://hls-dhs-dss. ch/textes/f/F13976-1-3. php?PHPSESSID=b4edf38525æ521d9a1af462a4cff69f
- http ://www. hautehorlogerie. org/fr/encyclopedie/histoire/20eme-siecle/1978-. html
- http ://www. hautehorlogerie. org/fr/encyclopedie/histoire/20eme-siecle/1981-. html
- http ://www. hautehorlogerie. org/fr/encyclopedie/histoire/20eme-siecle/1982-. html
- http ://www. hautehorlogerie. org/fr/encyclopedie/histoire/20eme-siecle/1983-. html
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