Stades isotopiques de l'oxygène

Les stades isotopiques de l'oxygène ou OIS sont des épisodes climatiques définis à partir de la variation au cours du temps du rapport entre les isotopes de l'oxygène de masses atomiques 16...



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Paléolithique - Préhistoire - Changement climatique - Mesure du temps - Mesure physique - Métrologie

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Les stades isotopiques de l'oxygène ou OIS (pour Oxygen isotope stage) sont des épisodes climatiques définis à partir de la variation au cours du temps du rapport entre les isotopes de l'oxygène de masses atomiques 16 et 18 au sein de prélèvements dans les sédiments marins ou dans les calottes glaciaires. Ce rapport est lié à la température de l'eau des océans, qui reflète elle-même le climat global. Les variations cycliques de ce rapport traduisent des changements climatiques au cours de l'histoire géologique.

Isotopes de l'oxygène

Une molécule de dioxygène atmosphérique (O2) peut se présenter sous forme de trois isotopes stables : O-16, O-17 et O-18 où 16, 17 et 18 représentent les masses atomiques. L'isotope le plus abondant est O-16, avec un faible pourcentage de O-18 et un pourcentage toujours plus faible de O-17. L'analyse des isotopes de l'oxygène ne prend en considération que le rapport entre les quantités de O-18 et de O-16 présentes dans des carottages au sein des dépôts de calcaire océanique ou de calottes glaciaires au Grœnland et en Antarctique.

Le rapport entre les masses de ces deux isotopes présents dans l'échantillon est comparé à un rapport standard correspondant à une température donnée. La température de l'eau de mer au sein de laquelle le calcaire s'est constitué peut alors être estimée. Cette méthode est d'autant plus fiable que le nombre d'échantillons reconnus est important.

La différence de concentration relative de l'O-18 est exprimée par le δ18O selon la formule :

\delta {}ˆ{18}\!O=\left(\frac{\left(\dfrac {{}ˆ{18}\!O}{{}ˆ{16}\!O}\right)_{ech}}{\left(\dfrac {{}ˆ{18}\!O}{{}ˆ{16}\!O}\right)_{ref}}-1\right)*1000\ ˆ{o}\!/\!_{oo}

Relation entre calcaire et eau de mer

Le calcaire résulte de l'accumulation de calcite provenant des coquilles de microorganismes marins. La calcite, ou carbonate de calcium (CaCO3) se forme à partir d'eau (H2O), et de dioxyde de carbone (CO2) dissous dans l'eau. Le dioxyde de carbone apporte deux des atomes d'oxygène présents dans la calcite. Le troisième est apporté par l'eau. Le rapport isotopique O18/O16 dans la calcite est par conséquent le même, après compensation, que le rapport dans l'eau de laquelle les microorganismes d'un niveau donné ont extrait leurs constituants.

Relation entre isotopes et température

L'isotope O-18 comporte deux neutrons de plus que O-16, de sorte que la molécule d'eau qui le contient est plus lourde d'autant. Son évaporation nécessite par conséquent plus d'énergie qu'une molécule contenant du O-16 ainsi qu'à l'inverse sa condensation implique moins de perte d'énergie.

Une température de l'eau plus chaude implique que les molécules requièrent moins d'énergie pour s'évaporer, dans la mesure où elles ont déjà plus d'énergie. Une eau plus froide implique que l'eau requiert plus d'énergie pour se vaporiser. Étant plus lourde, une molécule d'eau O-18 requiert plus d'énergie qu'une molécule d'eau O-16 pour quitter l'état liquide, une eau plus froide libère de la vapeur plus riche en O-16. Une eau plus froide collecte par conséquent plus d'O-18 que d'O-16 que ne le fait une eau plus chaude.

Relation entre température et climat

Le rapport O-18/O-16 apporte un enregistrement précis de la température passée de l'eau des océans.

L'établissement d'une courbe chronologique des températures indique que le climat a varié de manière cyclique au cours du Pléistocène. Cette technique a permis d'identifier les différentes phases glaciaires et d'établir une chronologie isotopique.

Numérotation et chronologie isotopique

La courbe basée sur la chronologie isotopique des températures a permis de définir une alternance de stades froids et tempérés, numérotés à partir du stade tempéré actuel ou stade 1, en remontant dans le temps. Les stades froids portent des numéros pairs (2, 4, 6, etc. ) et les stades tempérés portent des numéros impairs (3, 5, 7, etc. ). Ils peuvent correspondre respectivement aux phases glaciaires ainsi qu'aux interglaciaires des anciennes chronologies continentales, ainsi qu'à des épisodes intermédiaires, les interstades. La glaciation würmienne correspond approximativement aux stades isotopiques 2, 3, 4 et la majorité du stade 5 : deux stades froids (OIS 2 et 4) scindés par un interstade tempéré (OIS 3) et une série d'oscillations assez rapides (OIS 5a à d).

Article détaillé : Chronologie isotopique.

Références

Liens externes

Calculateur du Fractionnement des Isotopes Stables : http ://www. ggl. ulaval. ca/cgi-bin/isotope/generisotope. cgi

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