Volume
Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.
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Volume - Grandeur physique - Métrologie
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- L'unité de mesure d'un volume est le mètre cube (m3). haut... R2 est l'aire de la base, par conséquent la formule du volume d'un cylindre peut s'écrire comme la... (source : mathsgeo)
Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.
- En physique, le volume d'un objet mesure «l'extension dans l'espace» qu'il possède dans les trois directions en même temps, de même que l'aire d'une figure dans le plan mesure «l'extension» qu'elle possède dans les deux directions en même temps.
- En mathématiques, le volume d'une partie de l'espace est sa mesure au sens de la théorie de la mesure de Lebesgue.
Mesure du volume
- Le volume physique se mesure en mètre cube dans le système international. On utilise souvent le litre, surtout pour des liquides et pour des matières sèches. Ainsi, on considère le volume comme une grandeur extensive et la grandeur intensive thermodynamique associée est la pression.
- En mathématique, et plus exactement en géométrie euclidienne, le volume du parallélépipède génèré par 3 vecteurs non coplanaires
se calcule grâce au produit mixte des trois vecteurs :

.
Les calculs de volume ont évolué au cours de l'histoire en suivant les progrès du calcul illimitétésimal. C'est ainsi que les premiers volumes ont été calculés grâce à la méthode d'exhaustion, puis en utilisant le principe de Cavalieri et pour finir en calculant des intégrales triples.
Pour les solides simples (parallélépipède et objets de révolution), il existe des formules mathématiques servant à déterminer leur volume selon leurs dimensions caractéristiques.
Unités de volume
L'unité de volume du dispositif international est le mètre cube (m³) et ses dérivés (dm³, cm³, mm³). Mais d'autres unités de volume persistent en particulier dans les pays anglo-saxons (voir Conversion des unités).
Les volumes de matière liquide ont fréquemment leurs unités propres (litre, pinte, baril). La mise en place du système métrique a largement simplifié le nombre d'unités de volume utilisées qui dans l'Ancien Régime en comptait plus de vingt (voir Unités de mesure de l'Ancien Régime).
Pour les gaz où on veut connaître la quantité de matière (nombre de molécules) contenue dans un volume donné quelles que soient la pression et la température, deux définitions de correction existent :
- le mètre cube dit normal exprimé en m3 (n) correspondant à un volume de gaz ramené sous une pression de 1 013, 25 hPa (pression d'une atmosphère normale ou 1 atm) et une température de 0 °C.
- le mètre cube dit standard exprimé en m3 (s) correspondant à un volume de gaz ramené sous une pression de 1 013, 25 hPa (pression d'une atmosphère normale ou 1 atm) et une température de 25 °C.
Les volumes décrit ci-dessus correspondent à des volumes dit corrigés. Le volume qui ne tient pas compte de ces corrections est dit brut. On rencontre ces volumes dans l'élaboration des débits (voir débit) et du pouvoir calorifique des gaz.
Dans l'Union européenne, de nombreux volumes (et masses), sur les produits de consommation, sont indiqués en quantité estimée. Ils sont marqués comme tel, d'un «e» minuscule.
En mathématiques, l'unité de volume n'apparaît pas dans les formules. Elle est implicitement donnée par le volume du cube unité. Si, par exemple, pour des questions d'échelle, le cube unité a pour arête 2 cm, un volume de X (cube unité) correspond à 8X cm³.
Quelques formules
Dans la suite on notera
- V le volume
- B et b les aires de la grande base et de la petite base
- H la hauteur (ou distance séparant les deux faces)
- D ou d le diamètre
- R ou r le rayon
- a l'arête
- L ou l la longueur et la largeur d'un rectangle
Les solides de Platon
Ce sont les cinq seuls polyèdres réguliers. Si l'arête du polyèdre est a, on a
- Pour le tétraèdre :

- Pour le cube :

- Pour l'octaèdre :

- Pour le dodécaèdre :

- Pour l'icosaèdre :
où
est le nombre d'or
Les prismes et cylindres
La formule générale est toujours : Aire de la base × Hauteur
- Le prisme droit :

- Le parallélépipède rectangle ou pavé :

- Le cylindre de révolution :

Les pyramides et cônes
La formule générale est toujours : 
- Le cône de révolution :

- La pyramide tronquée par un plan parallèle à la base :

La boule
- La boule a pour volume
ou 
- Pour une calotte sphérique,
où R est le rayon de la boule et H la hauteur de la calotte. - Le volume de la boule percée d'un cylindre (rond de serviette) ne dépend pas du rayon de la boule :

- Le secteur sphérique (intersection entre un cône de sommet O et la boule de centre O :
où H est la hauteur de la calotte et R le rayon de la boule.
Solides de révolution
Le théorème de Guldin (ou règle de Pappus) sert à calculer le volume d'un solide de révolution génèré par la révolution d'un élément de surface S plane autour d'un axe localisé dans son plan et ne le coupant pas, pour peu qu'on connaisse le centre de gravité G de l'élément de surface S.
où R est la distance séparant le point G de l'axe de rotation.
Cette formule sert à déterminer les volumes suivants :
- le tore : V = 2π2Rr2 où r est le rayon du cercle de centre G tournant autour de l'axe (Δ) et où R est la distance de G à (Δ) .
- le tonneau : Kepler donne une formule approchée pour le volume d'un tonneau, qui se révèle exacte quand le tonneau est génèré par une sphère, une pyramide, un hyperboloïde à une nappe, un paraboloïde elliptique, un ellipsoïde de révolution. Si B1 et B2 sont les surfaces des bases et B3 la surface de la section à mi-hauteur alors
Autres
- Le conoïde circulaire droit (exemple l'incisive) :
où R est le rayon du cercle de base et H la hauteur du conoïde. - Le lingot (hexaèdre constitué de deux bases rectangulaires parallèles et de 4 faces latérales trapézoïdales). On retrouve la formule de Kepler :
où B1 et B2 sont les surfaces des deux bases rectangulaires et B3 la surface de la section à mi-hauteur. Cette formule est particulièrement employée en génie civil dans les calculs de volume et surtout pour les mouvements de terres dans le domaine des travaux publics où elle est connue sous le nom de formule du tas de cailloux ou encore formule du tas de sable.
Volume et calcul intégral
Si
est une partie bornée de
, le volume du cylindre ayant pour génératrice la frontière de
, délimité par le plan z = 0 et la surface d'équation z = f (x, y) – avec f positive et continue sur
– est :
Dans le cas où le domaine
est défini par des conditions simples x1 < x < x2, y1 (x) < y (x) < y2 (x) , ce calcul se ramène à :
Si
est une partie bornée de
et si la fonction constante 1 est intégrable sur
, le volume de
est alors
Dans le cas où le domaine
est défini par des conditions simples x1 (z, y) < x (z, y) < x2 (z, y) , y1 (z) < y (z) < y2 (z) et z1 < z < z2, ce calcul se ramène à :
Par linéarité de l'intégration, un domaine complexe à définir peut être partitionné en plusieurs sous-domaines exprimables eux en conditions simples.
Si le domaine
s'exprime mieux en coordonnées cylindriques par des conditions simples
, le calcul peut s'exprimer par
où
est une partie bornée de ![\R_+\times [0,2\pi] \times \R](illustrations/a10c705146178ebf4bbf66a59361c340.png)
Si le domaine
s'exprime mieux en coordonnées sphériques par des conditions simples
, le calcul peut s'exprimer par
où
est une partie bornée de
.
Dans le cas où le domaine
est un solide de révolution dont la frontière est génèrée par la rotation d'une courbe d'équation y = f (x) autour de l'axe (Ox) , le calcul du volume se réduit à une intégrale simple
Enfin, le théorème de flux-divergence sert à diminuer le calcul de volume à une intégrale de surface
où
est la frontière de
, et
le vecteur unitaire normal à dS dirigé vers l'extérieur de
.
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
- Convertisseur d'unités de volume
- Quelques volumes usuels : pyramide, cône et sphère, note pour lycéens (étudiants du secondaire) par Xavier Hubaut
Notes et références
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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/11/2010.
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